

Issu du substantif hébreu "yael", signifiant "le chamois", ce prénom est exclusivement féminin en Israël, où il est assez répandu. Il est devenu mixte en France depuis une dizaine d’années, sans doute en raison de sa finale en “ël” qui l’apparente à plusieurs prénoms masculins bretons, tels que Gaël, Maël, Mikaël....
Il est possible du reste que Yaël soit souvent pris, par les jeunes parents d’aujourd’hui, pour un prénom celtique. Yaël est une héroïne biblique dont le “haut fait” est raconté dans le Livre des Juges.
Après la bataille qui vit la victoire des armées d’Israël, inspirées par la prophétesse Déborah, sur les Cananéens, le redoutable général Sisera se réfugia vaincu sous la tente de Yaël. Elle l’accueillit, lui donna du lait à boire pour l’assoupir et, lorsqu’il fut endormi, lui enfonça un piquet de tente dans la tempe. C’est à ce moment que Déborah entonna son fameux cantique triomphal, l’un des chefs d'œuvre de la poésie hébraïque.
Auteur : Jean-Marc Quinte