Variantes : Valère, Valérien
Féminin de Valère (voir ce prénom), ce nom semble avoir été encore plus répandu que lui dans l’Antiquité et au cours des premiers siècles chrétiens. Mais, comme Valère, Valérie disparut ensuite de l’usage et ne réapparut que timidement à partir du XVIe siècle. Régulièrement attribué mais peu fréquent, ce prénom a commencé à connaître le succès d’abord en Angleterre de 1930 à 1960 puis, avec un léger retard, en France, de 1960 à 1980. Son essor a été rapide et brillant. Valérie a figuré pendant dix ans au palmarès des prénoms où elle a atteint deux fois le premier rang. Depuis cette époque, elle est en déclin et aujourd’hui devient presque rare, attribuée seulement une soixantaine de fois.
Sainte Valérie était, à la fin du IIe siècle, l’épouse de saint Vital, un chrétien de noble famille, enterré vivant pour avoir proclamé sa foi. Après la mort de son mari, elle revint chez elle à Milan. Mais, ayant refusé d’assister à une cérémonie païenne, elle fut rouée de coups et en mourut à son tour. On la fête le 28 avril.
Auteur : Jean-Marc Quinte