Issu du verbe latin "paco, pacare", signifiant "pacifier" ou, selon certains spécialistes de "pakôs", transcription du nom du mois égyptien dédié à la Lune, Pacôme s’est surtout répandu au Moyen-Orient et dans les pays de tradition orthodoxe. En Europe occidentale il a toujours été rare, mais n’a jamais disparu. En France, il est régulièrement attribué, environ vingt fois par an.
La notoriété de saint Pacôme a certainement joué un rôle important dans la survie de ce prénom. C’était, au début du IVe siècle, un soldat romain converti au christianisme. Après la défaite de l’empereur Maximin, il alla se fixer en Egypte et y mena une vie solitaire qui, sans qu’il l’ait souhaité, lui attira de nombreux disciples. Pour faire face à cette situation, il rédigea une règle de vie en communauté qui est - historiquement - la première du genre. Fondateur de plusieurs monastères, il y accueillit des centaines de postulants. Considéré comme le père du monachisme chrétien, il mourut en 348. On le fête le 9 mai.
Auteur : Jean-Marc Quinte