Transcription de l’hébreu “Gavriël” (Dieu est ma force), ce prénom, qui apparaît dans l’Ancien Testament, est surtout lié à la naissance de Jean Baptiste, puis de Jésus dont l’ange Gabriel est l’annonciateur. Gabriel s’est répandu dans la plupart des pays chrétiens mais, curieusement, c’est surtout au féminin qu’il fut le plus utilisé. Au masculin, s’il n’a jamais connu d’éclipse totale, ses succès furent plus modestes. Dans les pays musulmans, Gabriel (Jibril ou Gebril, en arabe) est un nom révéré : c’est celui de l’intermédiaire qui a communiqué à Mahomet la parole de Dieu, consignée telle quelle dans le Coran. Mais Jibril n’a jamais été un prénom très répandu dans l’Islam comme s’il était, au regard des croyants, un peu intimidant.
Au XXe siècle, Gabriel est resté un prénom usuel dans de très nombreux pays, en particulier l’Espagne, l’Italie et le Québec, où il fait partie depuis plusieurs années des dix prénoms masculins les plus attribués. Depuis 1990, il est de plus en plus fréquent en France. Chargé par Dieu d’annoncer à la Vierge Marie la miraculeuse venue de son fils (voir l’Evangile de saint Luc, chap. I, versets 26 et suivants), l’ange Gabriel a été proclamé par le pape Pie XII, en 1951, saint patron de toutes les activités de communication. Il est fêté le 29 septembre.
Auteur : Jean-Marc Quinte